Les bienfaits du cyclisme

– Travail musculaire

Ce sport, pratiqué en plein air, correspond à une activité physique très complète. Outre le fait de développer les qualités d’adresse et d’équilibre, le vélo est excellent au niveau de l’endurance cardiovasculaire et musculaire. En effet, le vélo fait travailler d’abord le muscle cardiaque qu’est le coeur, puis les abdos, les pectoraux, les muscles des bras, du dos, des fessiers, et bien sûr des jambes. Mais, on reconnaîtra que le vélo fait plus travailler les muscles des membres inférieurs, que les autres.

– Perte de poids

La pratique du vélo, régulière et en endurance, est un moyen efficace pour perdre des kilos superflus. Vélo et alimentation surveillée sont les deux composantes indissociables d’un bien être physique alliant poids d’équilibre (je n’en suis pas ici à la notion de poids de forme des compétiteurs) et sensation d’être bien dans sa peau.

– Les plus pour les cyclistes féminines

Vu sur un site de santé visant plutôt nos amies féminines: « le vélo est un excellent moyen de faire la chasse à la cellulite«, grâce au mouvement de pédalage qui favorise la circulation sanguine, en faisant notamment travailler les muscles profonds. Ce mouvement de flexion-extension de la jambe augmente le retour veineux. Attention à la hauteur de la selle: quand on parle d’extension, cela ne veut surtout pas dire que la jambe doit être tendue lorsque la pédale est en bas. Petit rappel: pour déterminer sa hauteur deselle(de manière non scientifique, mais efficace), il faut que le bassin reste horizontal en pédalant, et que la jambe ne soit pas tendue quand le pied atteint la position la plus basse.

De plus, la pratique régulière du vélo favorise le développement osseux (augmentation du calcium dans les os).

– Autres avantages santé

Le cyclisme apporte également des gains en matière de capacités respiratoires, si la pratique est régulière. On observe aussi une baisse de la tension artérielle.

Les contre-indications

Le vélo, c’est la santé; toutefois il ne faut pas s’y aventurer la fleur au fusil, surtout si on n’a pas fait de sport depuis un certain temps. Des précautions s’imposent.

Pour diminuer les problèmes de santé, le choix du vélo est primordial: type de vélo, taille, position, qualité des composants du vélo et notamment des points d’appui, etc … Le port du casque est par ailleurs vivement recommandé. Au niveau des inconvénients, signalons les douleurs lombaires et cervicales, les risques de chute dont les conséquences peuvent parfois être graves. Pratiquer un autre sport (notamment pendant l’inter-saison) présente l’avantage de contrebalancer les effets résultant de la pratique du cyclisme. A cet égard, pratiquer une activité sportive faisant plus appel au haut du corps est bénéfique (squash, volley-ball, exercices spécifiques en salle de sport, …).

Au chapitre des contre-indications proprement dites, on appellera à la prudence le pratiquant sédentaire, qui plus est fumeur, qui a atteint la cinquantaine avec une certaine surcharge pondérale (même modeste). Avant de se lancer dans cette activité du cyclisme, passer obligatoirement par la case médecin traitant. Celui décidera du check-up nécessaire avant de donner son feu vert.

Autant le vélo est particulièrement adapté en rééducation des genoux par exemple, à la suite d’un accident, autant le cyclisme peut poser des problèmes quand le pratiquant souffre initialement d’arthrose (tassement de vertèbres), de douleurs articulaires tant aux genoux qu’aux hanches. En effet, une fragilité du genou, des problèmes cardiaques, des sciatiques récurrentes constituent des états pas vraiment compatibles avec le cyclisme.

Enfin, les hypertendus devront obligatoirement consulter leur médecin avant de commencer le vélo.

La pratique du vélo est globalement bonne pour la santé, à conditions de préparer sérieusement sa venue à cette activité physique à vocation plus ou moins sportive selon chacun. Aussi, et je le rappelle souvent dans mes articles, je conseille vivement de consulter son médecin traitant avant de démarrer. Celui-ci, qui vous connaît bien, saura vous conseiller en s’appuyant, si nécessaire, sur tout examen qu’il lui paraîtra médicalement utile.